Un combat contre la maladie

La société véhicule encore de nombreux mythes concernant la « maladie   d’Alzheimer ». La fausse croyance selon laquelle les personnes atteintes ne souffrent pas de leur difficultés ou deviendront toutes agressives un jour ou l’autre est malheureusement très répandue. Ces préjugés ont de graves conséquences puisque le message négatif qu’ils véhiculent influence l’orientation des services destinés à ces personnes. En France on privilégie la prise en charge hospitalière ou en maison de retraite quand le domicile n’est plus possible.

La prise en charge à domicile a des limites et n’est pas nécessairement « thérapeutique », elle peut se résumer à assurer l’hygiène et le confort. En institution les soins donnés vont à contresens du « mieux être », l’architecture est le plus souvent mal adaptée, le personnel peu formé à la prise en charge spécifique des résidents. De plus, tous les niveaux de déficit cognitif se côtoient dans un même espace.

La plupart de nos institutions aggravent le processus de perte cognitive. La recherche constante de solutions orientées vers le potentiel ainsi que la préoccupation à maintenir des liens affectifs, permettent aujourd’hui de poser un regard dynamique sur la « maladie » et surtout d’offrir la chance aux personnes atteintes d’être des humains à part entière et de profiter d’un avenir digne d’être vécu.

L’évolution d’une personne dépend en grande partie de la façon dont on la regarde, l’envisage ou la perçoit.

  • Un certains nombres de maladies, si elles n’étaient pas soignées et traitées, seraient tout aussi irréversibles que la «  maladie d’Alzheimer ».
  • La plupart des personnes atteintes de ces « maladies », si elles ne bénéficiaient pas de traitement et d’interventions spécifiques, seraient incurables tout autant que les personnes atteintes de la «  maladie d’Alzheimer » qui n’ont pas cette chance.
  • S’il n’est pas encore possible de guérir la  « maladie d’Alzheimer », cela n’en est pas moins envisageable pour autant.
  • « L’évolution d’une personne dépend, en grande partie, de la façon dont on la regarde, l’envisage ou la perçoit. »
  • Il est possible de trouver les moyens et les interventions qui vont favoriser l’épanouissement de la personne et lui donner le droit d’espérer un avenir qui vaille la peine d’être vécu.
  • Ces moyens et ces interventions peuvent influencer favorablement le cours de la « maladie » et donner, à la personne, les ressources et les forces nécessaire pour se battre contre elle.


Lutter ensemble contre la « maladie » signifie le respect et la confiance mutuelle.

  • Miser sur les forces et les compétences de chacun ;
  • ouvrir un espace où chacun peut à nouveau jouer son rôle et reprendre le contrôle de ce qui lui appartient ;
  • s'inscrire ensemble dans un processus créatif basé sur le partage, le respect et la confiance mutuels.