Conclusion

C‘est à partir d’une vision différente des personnes atteintes de la « maladie d’Alzheimer » que l’implantation d’une approche centrée sur la personne prend tout son sens et qu’elle peut se concrétiser. Elle a d’ailleurs déjà fait ses preuves et continue à porter ses fruits. Elle n’est donc ni utopique, ni irréalisable.

Il est important d’ajouter qu’adopter et défendre une vision différente ne nous situe en aucun cas en conflit ou en opposition avec la communauté scientifique. La recherche est fondamentale et il est important de continuer à en soutenir le financement. L’approche et la logique des chercheurs sont représentatives du registre dans lequel ils se situent. Elle est cohérente et réaliste mais elle n’exclut pas qu’il puisse y avoir d’autres points de vue. En d’autres mots, ils ont raison du côté médical et recherche, mais nous n’avons pas tort du point de vue humain.

Les scientifiques sont intéressés par la « maladie d’Alzheimer. » Ils cherchent à en découvrir l’origine et à mettre au point des traitements en analysant le cerveau de personnes décédées et en appliquant leurs hypothèses sur des animaux en laboratoire. Ils se situent forcément dans une autre dimension que ceux qui ont à soutenir et se préoccuper de leur bien-être et de leur qualité de vie.

De la même façon, les personnes qui souffrent de la « maladie d’Alzheimer   doivent elles aussi être réhabilitées et rétablies dans leur statut d’interlocutrice privilégiées.